Il a fait très beau, très chaud, le soleil était plus que printanier ce
week-end. J'ai traversé le jardin des Tuileries attenant au Louvre.
Beaucoup de monde sur les bancs publics, certains autour des bassins profitent des premiers U.V.
Mais qui vois-je, affalé en plein soleil et ...complètement nu !
C'est LeTibre, sculpture romaine représentant le fleuve, qu'on ne peut pas voir au Louvre actuellement mais dont je vous ai déjà parlé ici et ici. Le jardin des Tuileries est orné de nombreuses statues, de toutes époques. Pour les
plus anciennes, il s'agit de copies, la plupart des originaux se trouvant à l'abri au Musée du Louvre.
Ce Tibre est donc en réalité à l'ombre dans la réserve A.G.E.R. de la Cour du Sphinx. Sera-t-il à nouveau exposé en
salle quand les travaux durez-de-chausséeseront finis ? Je vous tiens au courant ...
Par ailleurs, j'ai continué mon enquête sur cette sculpture :
découverte à Rome en 1512, elle fait partie des collections du Vatican. Elle fut saisie avec son pendant Le Nil à la suite du traité de Tolentino en 1797.(Une copie du Nil est aussi aux Tuileries, de l'autre coté du
bassin). En 1815, à la chute de l'empire, Le Nil repartit
au Vatican et Le Tibre fut offert à Louis XVIII. Il était exposé au Louvre dans la salle des Antiques (actuelle salle 7) à laquelle il donna son nom.
Voici une vue de cette salle du Tibre par Joseph Warlencourt. Ce tableau est exposédans
la salle 2 de l'histoire du Louvre, à l'entresol Sully.
On y voit le Tibre tout à droite, derrière la Vénus de Milo qui, elle, devrait retrouver exactement la même place à la fin des travaux.
Il est vrai aussi que là où elles sont, ces salles de l'histoire du Louvre, mis à part ceux qui se rendent directement à la crypte du Sphinx, puis montent soit au Département des Antiquités égyptiennes, à gauche, soit à celui des grecques, à droite, et qui dès lors les côtoient, il faut vraiment s'intéresser au sujet pour y déambuler ...<br />
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J'apprécie beaucoup cette politique culturelle qui consiste à soumettre ainsi aux regards des promeneurs l'une ou l'autre copie de chefs-d'oeuvre dont il ne prendrait peut-être pas la peine d'aller admirer l'original dans un musée.