c'est le blog d'un gardien de musée pour vous montrer l'envers du décor,vous faire voir ce que vous n'avez pas le temps de voir ...

Après les pieds, je veux me pencher sur les chaussures.
Non, pas les chaussures de l'antiquité jusqu'à 1848 que l'on trouve dans les oeuvres du
Musée, ni les huit millions et demi (multiplié par deux) chaussures des visiteurs, mais sur les
chaussures des agents de surveillance.
Elles ont leur importance, car c'est un instrument de travail primordial, vu la taille du bâtiment. Du matin jusqu'au soir, on en fait des kilomètres !


Combien ? C'est une
bonne question. Sans nous équiper d'un podomètre, on peut, à vue de nez, donner un moyenne entre quatre et sept kilomètres...
Cela dépend bien sûr du lieu d'affectation, de l'énergie du surveillant et de l'âge du capitaine
!
Donc de bonnes chaussures, confortables et solides (et de préférence noires), sont indispensables.
L'administration y a pensé et nous gratifie deux fois par an d'une prime chaussure de 16 euros environ.
Royal ! Mais que trouve t-on à ce prix ? 
Voici en images les solutions "chaussure" trouvées par quelques agents de surveillance.
C'est aussi l'occasion de faire le portrait en pied des "gardiens" de la boîte, et je remercie ceux qui ont bien
voulu poser pour Louvreboite et dévoiler leurs chaussettes, chevilles et jolis jambes.
Notez bien que les vacataires ne touchent pas la prime chaussure, donc sur les photos ci-jointes, vous devez deviner le grade des agents. Vous pouvez aussi calculer combien d'années de prime il faut attendre avant de pouvoir porter des chaussures de marque.
Et retrouverez-vous parmi tous ces pieds, ceux de l'agent des Tuileries ? Je vous avais parlé là du problème de la poussière blanche.