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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 10:22
ensemble
Une belle nativité en bois sculpté visible en deux parties, à Denon, salles des sculptures des Écoles du Nord.

  sagefemmeSage femme dans l'étable de la Nativité, surmontée des figures des bergers et des mages.

Bruxelles, seconde moitié du XVe siècle, gothique tardif.  

Denon, entresol, salle C, vitrine 20.

Cette sculpture (photo à gauche) du XVe était à l'origine complétée par une Nativité sculptée au premier plan.

 Le relief perdu a été remplacé au XIXe siècle. 

nativite-brabantNativité dans le style du Brabant.

Fragment ajouté au XIXe siècle.

Denon, entresol, galerie d'études, vitrine 2.

  Joyeux Noël !  
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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 22:51

Donc, dirigeons-nous sans plus attendre vers le département des AGER (Antiquités Grecques, Étrusques et Romaines).

Mais par où commencer ?aphrodite erosares 

Car ici, dieux, déesses, nymphes et héros sont, pour la plupart, revêtus de leur seule gloire et de leur beauté charnelle. 

En effet les Grecs ont porté une grande attention à la représentation du corps, et à la beauté, perçue comme sacrée.  Puis les Romains ont suivi, copiant les modèles grecs, permettant ainsi leur transmission jusqu'à nous.

Rappelons que les originaux grecs, pour la plupart en bronze, ont disparu, et que ce sont les copies en marbre des époques hellénistique et surtout romaine qui nous donnent une idée du génie des grands sculpteurs grecs.

Tant mieux d'ailleurs, car le marbre blanc veiné est comme une  peau, bien plus vivant, plus sensuel que le bronze froid, à mon humble avis.

Photo ci-dessus, à gauche, Aphrodite du Capitole, II°siècle après JC, salle 17, des Cariatides;

à droite, Arés, dit Mars Borghése, II° siècle après JC, Sully, salle 13.

 

NUsileneNUtroisgracesDonc, si quelques Bacchus et satyres s'exposent ici dans leur nudité adipeuse, si Athéna et Artémis sont vétues de toges, la plupart des statues sont à la gloire de la perfection corporelle. De plus, loin des poses hiératiques des premières nudités, les corps s'assouplissent avec grâce et sensualité. Un concours de beauté quotidien vous dit-on !

 

Photo à gauche, Siléne ivre, II°siècle après JC. salle 17; à droite, Les trois grâces, même époque, même salle.

Photo ci-dessous, à la fois homme et femme, l'Hermaphrodite endormi, salle des Cariatides, II° siècles après JC.NUmikhermaphrCela fait beaucoup rire les enfants et certains visiteurs plus âgés mais peu habitués de par leur culture à de tels dévoilements.marcelus

Pour nous,  agents de surveillance, c'est avant tout à un concours de toucher, de pinçage de fesses (et d'autres parties encore plus intimes de l'anatomie masculine) que nous assistons, agacés. Tous les jours, les visiteurs, dans la plus grande hilarité, se livrent à la comparaison sur la taille des attributs de ces messieurs, ainsi qu'à la prise de poses les plus improbables pour leurs photographies.

Et là, il faut plaindre le pauvre Marcellus, qui a les faveurs de notre public ! (En photo, à gauche, vers 20 avant JC., Denon, salle 23).

 

  

 

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Louvreboite et Hermès Leroux - dans sculpture
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 14:16
printemps-barois.jpgC'est le printemps et voici pour le personnifier une sculpture représentant Pomone, dans la Cour Puget, aile Richelieu, au rez-de-chaussée.
Je vais faire l'économie d'un article car je vous ai déjà raconté cet automne l'histoire de Vertumne et Pomone.

"C'est dans Les Métamorphoses d'Ovide que l'on trouve l'histoire de Vertumne et de Pomone, nymphe des jardins.

Le jeune dieu Vertumne, amoureux de la nymphe Pomone, prit différentes formes pour la séduire, mais en vain. Il se donna
alors l'apparence d'une vieille femme pour l'approcher et la persuader qu'elle avait tort de se refuser à un amant aussi passionnément amoureux que Vertumne.
La "vieille" plaida si bien en sa faveur que,  quand il reprit les traits d'un beau jeune homme, Pomone fut séduite.

Vertumne épousa Pomone et leur fidélité immortelle leur permit de vieillir et de rajeunir sans cesse à l'image du cycle des saisons."

La sculpture est de François Barois. Elle ornait
le bassin occidental du jardin des Tuileries avec les autres statues  allégoriques des saisons, maintenant remplacées par des moulages.
Nous avons vu ici, ici et , les quatre saisons.
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:27

hiver pierre legros recC'est l'hiver, la grève, la neige, les problèmes de transport, le déménagement, et l'emménagement, les cartons, les cartons...
C'est tout en même temps !
Il y aurait plein de choses à "bloguer", mais je n'ai pas le temps.

Je suis en retard, je suis en retard !
L'hiver
par Pierre Le gros, fin XVIIe siècle.
Dans la Cour Puget,
Sculpture française, aile Richelieu, rez-de-chaussée.


Et une étrange vue du Louvre en ce mois de décembre troublé.houla

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 22:37
"Attention ! Si tu traverses la forêt, tu risques de te trouver nez à nez avec un sanglier ! ", m'ont dit tous les collègues qui habitent vers Fontainebleau. Ils sont paraît-il nombreux  ( les sangliers, pas les collègues ), et beaucoup d'accidents sont dûs à cet animal sauvage. Le choc entre un sanglier et un véhicule est souvent plutôt fatal à l'automobile, l'animal pouvant continuer son chemin avec un bout de pare-choc dans la cuisse !
On trouve aussi quelques sangliers au Louvre, les plus beaux sont à Denon : celui-ci en bronze dans la cour Lefuel,  et, à droite, en marbre dans les salles de sculptures italiennes, au rez-de-chaussée, une copie d'antique faite pour Louis XIV.

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:54

Voici le rendez-vous saisonnier. Cette année, j'ai choisi parmi les sculptures françaises de la fin du XVIIe siècle, les quatre saisons, dont on retrouve des moulages au jardin des Tuileries autour du grand bassin octogonal.
L'été dernier était .
L'automne, sculpté par François Barois, prend ici le visage du
dieu des vergers, Vertumne.
C'est dans Les Métamorphoses d'Ovide que l'on trouve l'histoire de Vertumne et de Pomone, nymphe des jardins.
Le jeune dieu, amoureux de la nymphe prit différentes formes pour la séduire, mais en vain. Alors il se donna l'apparence d'une vieille femme pour l'approcher et la persuader qu'elle avait tort de se refuser à un amant aussi passionnément amoureux que Vertumne. La "vieille" plaida si bien en sa faveur que,  quand il reprit les traits d'un beau jeune homme, la nymphe fut séduite.
Vertumne épousa Pomone et leur fidélité immortelle leur permit de vieillir et de rajeunir sans cesse à l'image du cycle des saisons.
Ici, Vertumne reprend son apparence juvénile et  quitte son déguisement et son masque de vieille femme,
dans la Cour Puget à Richelieu.
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:16
Ces jours-ci c'est la ruée sur la stèle de Mesha, à Sully, rez-de-chaussée, salle D des Antiquités Orientales.  En effet, un grand rassemblement de Témoins de Jéhovah se déroule en France et à Paris en ce moment et tous veulent voir les salles d'antiquités où l'on retrouve l'histoire d'Israël.
Sur cette stèle, datant  environ de l'an 800 avant Jésus-Christ, un texte est gravé, en phénicien, qui commémore la victoire de Mesha, Roi de Moab sur les Rois d'Israël. C'est la première inscription qui témoigne de l'existence du peuple d'Israël et de plus le nom de Jéhovah, Yahwé, est aussi gravé.
C'est donc très important pour les membres de cette congrégation. Alors ils prennent des photos, ils s'approchent, ils touchent... et il faut mettre des cordons et du personnel pour surveiller cet endroit sensible et faire un peu la circulation car les passages sont étroits.
Le problème vient aussi que ces témoins ne peuvent s'empêcher d'expliquer aux personnels pourquoi ils sont là et cherchent à nous convaincre ! Et vous savez peut-être combien ils sont crampons ces Témoins de Jéhovah, ils ne vous lachent pas et ont réponse à tout !
Un ou deux, ça va, mais après on craque... et on reste de marbre devant la stèle de basalte. No flash, please !
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 11:48
Revenons sur les chevaux de Marly que l'on peut voir dans la Cour du même nom, à Richelieu .
Il s'agit de grandes sculptures de marbre destinés à la décoration du parc du  château de Marly. C'était une résidence royale que se fit construire Louis XIV pour des séjours
plus intime qu'à Versailles, avec une cour restreinte d'invités privilégiés. Le parc était agrémenté de bassins et jets d'eau, de bosquets et de sculptures. Coysevox, grand sculpteur versaillais,  reçu la commande en 1699 de deux figures équestres exaltant la renommée du Roi.
Sur les photos ci-dessus, à gauche, la Renommée et à droite, Mercure chevauchant Pégase par Antoine Coysevox.
Le sculpteur a réalisé un tour de force
en taillant chaque statue dans un seul bloc de marbre,  et en deux ans seulement. Elles étaient érigés de chaque côté de "l'Abreuvoir", une pièce d'eau à l'entrée du parc de Marly.
Après la mort de Louis XIV, on transporta ces chevaux à Paris pour les placer à l'entrée occidentale du jardin des Tuileries.
Le domaine de Marly fut délaissé pendant la Régence, puis Louis XV revint s'y installer et  lui aussi commanda en 1739, deux statues équestres à Guillaume Coustou, neveu et élève de Coysevox, pour les placer près de l'Abreuvoir.
Liberé de l'obligation de glorifier la royauté, le sculpteur s'inspire de la nature et recherche les effets de force et de mouvement. Les chevaux sauvages sont retenus par des palefreniers.

Photos ci-dessous, les Chevaux de Marly par Guillaume Coustou.

Après la révolution de 1789, les biens royaux sont saisies et les chevaux de Coustou, ramenés à Paris marquent depuis 1793 l'entrée des Champs Elysées. Voilà les quatre chevaux réunis autour de la place de la Révolution, aujourd'hui Concorde.
Bien sûr, maintenant,
ce sont tous des moulages, les originaux étant conservés au Louvre, aile Richelieu, cour Marly, au rez-de-chaussée.
Et c'est le PMU (le tiercé) qui a financé la restauration de ces chevaux de marbre.
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 15:25


C'est l'été !...

Après les quatre saisons de Nicolas Poussin  que vous avez peut-être vu ici, ou la, la et , voici l'été en sculpture.
A voir dans l'aile Richelieu, au rez-de chaussée, dans la cour Puget. Cette cour réunit les sculptures françaises de la fin du XVIIe au milieu  du XIXe siècle.
"L'été", par Guillaume Coustou, 1735 (photo à gauche).

Exécuté pour décorer le bassin occidental du jardin des Tuileries. Depuis 1993, c'est un moulage que l'on peut voir près de ce bassin, (photo de droite).

C'est Coustou qui a réalisé aussi deux des fameux "Chevaux de Marly", qui sont conservés aussi au Louvre. Des copies les remplacent à l'entrée des Champs Elysées.
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 23:33
Autour de la cour Lefuel, dont voici, à droite, un détail de l'escalier qui conduit à la salle du Manège, se trouvaient les écuries impériales (photo à gauche).






Ces salles aux voûtes de briques étaient divisées par des cloisons de chêne, les boxes étaient disposés de part et d'autre de l'allée centrale.




Elles sont maintenant aménagées pour l'exposition des sculptures italiennes du XIe au XVe siècle.
C'est à Denon, niveau entresol.

Entre autres belles oeuvres, on y voit ce groupe sculpté en bois polychrome du XIIIe siècle. C'est, d'actualité, une descente de Croix.
Mais le Christ semble plutôt s'envoler et les hommes essayer de le retenir !
C'est tout à la fois la Passion et la Résurrection.

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