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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 12:13

Nous recevons régulièrement en courrier interne des communications ou des notes de service. En voici une qui est arrivée aujourd'hui et que je vous livre telle quelle. On ne sait de quelle direction elle émane mais son auteur anonyme devrait travailler pour Louvreboite !

 

  "L'ouvre-express

     Des racines et du zèle

Poisson

Comme vous le savez, notre établissement veille au bien-être de son personnel tout autant qu'au bon état de ses finances. Le fait est que dans ce but, il se penche avec discernement sur tout ce qui pourra optimiser les relations humaines tout en générant des économies d'échelle. Et dans ce domaine, son imagination n'a pas de limite !

Au hasard, prenons la gestion des salles du musée par nos braves collègues de la DASV, l'ancienne surveillance. Que de temps gaspillé dans la transmission de l'information, sans parler des courriers égarés ! Que d'énervement devant ces postes téléphoniques toujours occupés ! Et toutes ces heures perdues à chercher les agents pour leur remettre une convocation !

 C'est pourquoi la cellule du Bien Être Vert, nouvellement crée, a imaginé une combinaison harmonieuse entre les impératifs parfois contradictoire de la logistique, de l'efficacité et du bilan carbone.

Son animatrice, Anne Laure de Michemeu, nous en détaille le principe.

L-E: Alors, Anne Laure de Michemeu, qu'avez-vous trouvé pour améliorer le bien-être de nos agents?

ALM: Eh bien, nous nous sommes inspirés de l'époque héroïque du siège de 1870, où les Parisiens confiaient le courrier pour la province aux pigeons de la Capitale.

L-E: Vous pensez aux pigeons voyageurs ?

ALM: Tout à fait, nous avons confié la communication interne à un prestataire garanti 100% écologique qui va assurer la transmission du courrier et des notes de services par le truchement de ces charmants volatiles !

L-E: Et comment ?

ALM: C'est très simple, les notes de services et le courrier des agents postés seront roulés et attachés aux pattes des colombidés.

L-E: Ne craigniez-vous pas des erreurs d'adressage ?

ALM: Non, car chaque secteur aura son pigeon attitré, qui se posera sur le meuble de district, ou directement sur le chef de district !

L-E: Ne craignez-vous pas une usure des pigeons, due au stress du travail moderne ?

ALM: Pas du tout ! Tous les six mois, ils iront à la cantine !

L-E: ... A la cantine ??

ALM : Oui, pigeon aux petits pois !"


 

 

 



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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 19:01
Je vous l'avais promis en janvier, je suis retourné sur les toits cet été ! J'ai refait à peu près les mêmes photos que cet hiver. Les arbres sont verts,  la lumière plus vive. On voit plus loin, jusqu'à Montmartre ( photo à droite).


Mais, jamais content,  il fait trop chaud ! Le soleil tape sur le zinc des toitures et sous la verrière la chaleur est intenable. Comme il y a dans cet endroit plein de "détecteurs incendie", il n'est pas rare, en été, qu'ils déclenchent des "DI" (alarme-feu) quand la température monte trop.

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 12:17

Si les combles n'abritent aucun objet d'art, où sont-ils ?
Dans les "réserves".
Alors, là, attention, il y a beaucoup de fausses idées sur les réserves du Musée (au Louvre ou ailleurs). On lit souvent des articles vantant les énormes réserves pleines de chefs d'oeuvres cachés jalousement aux yeux du public par les conservateurs de musées. C'est très exagéré. Ce n'est qu'une rumeur tenace et qui me fatigue.  
Il y a bien sûr des locaux où sont entreposés les objets qui ne sont pas présentés en salle d'exposition : oeuvres abîmées en attente de restauration, oeuvres non attribués à étudier, oeuvres mineures, oeuvres en transit, partant ou revenant d'une exposition à l'extérieur, oeuvres retirées des salles car des travaux y sont prévus... Je crois que j'ai passé tous les cas de figure.
Ces réserves  sont les lieux de travail des conservateurs et de tout le personnel "scientifique" du Musée. Bien sûr, l'entrée en est réglementée et surveillée. Et Louvreboite, votre serviteur, ne peut que vous montrer des portes bien closes.
Sauf, par chance, et par crainte d'inondation (dont je vous reparlerai), une réserve des Antiquités Grecques Étrusques et Romaines, a été transférée des sous-sols inondables jusqu'au rez-de-chaussée dans la "cour du sphinx" et, fermée par des grilles. Elle est néanmoins visible par le public.
J'ai fait quelques photos pour mes lecteurs non parisiens. Et pour ceux qui peuvent venir, c'est à Denon, rez-de-chaussée, salle 31 des A.G.E.R.

On n'y voit que les fantômes des oeuvres car elles sont protégées par des bâches en plastique ou fermées dans des caisses. Mais que cache la grande caisse tout à droite ?
C'est le Tibre, dont nous avions suivi les périgrinations un mardi et qui a terminé sa course dans cette réserve à ciel presque ouvert.

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 12:01

Quand on monte sur les toits, comme là, on passe d'abord par les combles.
On se trouve alors au dessus des salles d'exposition.
Évidemment, la première fois qu'on m'a proposé une visite dans les combles du Musée, je m'attendais à retrouver, en vingt fois mieux, quelque chose ressemblant aux greniers de mon enfance, qui étaient de formidables terrains de jeux, et j'ai été bien déçu ! 
C'est pas là qu'on range les vieux fauteuils, les portraits d'ancêtres et autres cages à oiseaux !
Non, vous pouvez voir sur la photo ci-dessous : ici, tout est très "technique",
et nous sommes au coeur de "l'éclairage zénithal", le fameux et révolutionnaire éclairage avec la lumière qui vient d'en haut, mais comment ça marche ?
Nous sommes sous la verrière ou plutôt entre les verrières car en fait il y en a deux : en bas le plafond de verre de la salle d'exposition et au dessus le toit de verre du bâtiment. Entre les deux, des néons donnent la lumière électrique qui manque à certaines heures. Vous voyez qu'il y a aussi  une conduite (blanche) qui serpente dans cet espace, c'est la climatisation.
Si le Musée ne fonctionnait qu'avec le soleil, les heures d'ouverture seraient beaucoup plus réduites, surtout l'hiver, et plus question d'ouvrir en nocturne.
...Ce serait une autre époque, je ne travaillerais peut-être pas là, et ne vous montrerais pas les mystérieux "greniers" du Louvre par internet interposé ! 

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 11:42

Pour commencer l'année, suivez-moi, nous montons sur les toits. Il fait froid, c'est vrai, mais on peut faire une brève escapade. D'abord on prend un petit escalier sombre et sale, et nous voilà devant la porte d'accès (photo gauche) sous la verrière.

 Une fois en haut pas de danger, on marche sur le zinc et il y a une rambarde de pierre tout autour.
On est ici sur le pavillon des Arts , au centre de l'aile Sud de Sully, celle  qui longe la Seine.

 Pas de chance, il y a de la brume et la vue est limitée (promis, je reviendrai aux beaux jours !)
Une autre photo vers la cour carrée.On devine à droite le clocher de l'église Saint Germain l'Auxerrois, et au milieu de l'aile Est du Musée, à peu près au centre de la photo, le pavillon a pris logiquement le nom de "Saint Germain". 

Malgré la brume, on a quand même une vue sur le vieux Paris.
Ci-dessous à gauche,on distingue l'île de la Cité, le pont Neuf, les clochers de Notre-Dame et la flèche  de la Sainte Chapelle.
Sur la photo de droite, la passerelle du pont des Arts. Elle conduit à l'Institut de France avec son dôme derrière lequel, à gauche, on devine les deux clochers de Saint Sulpice, et à droite celui de Saint Germain des Prés. Perdue dans la brume, l'ombre de la tour Montparnasse.
Brr ! il fait froid ! On redescend, décidément, on reviendra aux beaux jours.

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