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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 14:14

Bon, c'est vrai, je l'avoue, il n'y a pas de plage au Louvre. La chaleur estivale de ce printemps et le premier jour d'avril ont fait délirer ma plume.

Mais il y a beaucoup de choses qui ne sont pas au Louvre et que, pourtant, les visiteurs demandent régulièrement.

Le Louvre est grand, c'est vrai, d'où son nom de "Grand Louvre", mais on n'y trouve pas tout quand même. Je ne sais pas ce que les gens s'imaginent, à force d'entendre dire que le Louvre est le plus grand musée du monde, il croient peut-être qu'on trouve réunis ici tous les trésors.

Pas un jour sans qu'on ne nous demande les peintres impressionnistes, Monet, Manet, Van Gogh (qui sont au musée d'Orsay), ou bien Picasso (musée Picasso).

Très demandés aussi dans les salles des Antiquités Égyptiennes : Nerfertiti (Berlin), La pierre de Rosette (British museum, Londres) et le masque de Toutankhamon (Le Caire).24895 p0008337 Le service de la communication nous a même préparé un dépliant intitulé "Oeuvres d'ailleurs", précisant dans quels musées sont exposées certaines de  ces oeuvres souvent recherchées (plus de cinquante-cinq oeuvres ou artistes répertoriés).  cene pourbus 

 

Le plus demandé peut-être, et ce même avant le succès du Da Vinci Code : The last supper, soit La Cène. 

Quand on essaye de faire préciser l'auteur du tableau  - car il y a tout de même quatre ou cinq autres cènes au Louvre - les visiteurs sont souvent indécis, alors on les aide : 

- Léonardo... Da Vinci ?

Leurs yeux s'allument :

- Yes ! :)

 

- Mais ce n'est pas au Louvre, c'est à Milan, en Italie.

- Nooooo ! :(( (déception)


Pour illustrer cet article, j'ai préféré ne pas mettre d'oeuvres d'ailleurs,

cene champ

mais plutôt celles du Louvre, afin de ne pas tromper les visiteurs qui ne feraient que survoler ce blog.

La Cène de Joos van Cleve, 1520-25, salle 9 Richelieu, 2e étage.

 

 

** La Cène de  Frans Pourbus,  1618, salle 15, Richelieu, 2e étage.

***La Cène de Philippe de Champaigne, 1652, salle 24, Sully, 2e étage.

  

 

  

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 00:30

 

Et maintenant, place à un peu plus de vie et de gaieté !


La représentation du nu prend à partir du XVIIIe siècle un tour beaucoup plus sensuel. Les artistes travaillent "aux corps" avec de la chair vive. NUcomparaisonLa nudité est peinte (ou sculptée) pour titiller les sens, la sexualité est plus que présente.NUwateausatyre  Ceux qui riaient dans les salles des antiquités gréco-romaines vont maintenant pouffer et rougir. Certaines oeuvres du Louvre ne dépareraient pas au musée de l'érotisme !

(Rappelons à cette occasion que Pigalle n'est pas qu'une rue, c'est surtout et avant tout un grand sculpteur français du XVIIIe siècle que vous retrouverez dans la Cour Puget , à Richelieu.)

Pour les tableaux qui illustrent cet article, ils sont tous à Sully, 2éme étage.

En haut, à gauche, Nymphe et Satyre de Watteau, 1715 (salle 36);

à droite, La Comparaison de Frederic Schaal, fin XVIIIe (salle C).


NUboucherLa Femme est à l'honneur, ses formes dévoilées et mises en scène dans des oeuvres au fort pouvoir érotique. Les poses se font très aguichantes invitant à des activités voluptueuses. Les corps s'exposent sans pudeur comme dans L'Odalisque de Boucher, 1745 (salle 40), photo à gauche. 

 NUlemoyneLes décors et les draperies dessinent autour des personnages un "paysage" très suggestif. Voyez dans la toile de Le Moyne (photo à droite)   la forme équivoque de la massue  d'Hercule que tient la reine de Lydie, Omphale.


Jean-Honoré Fragonard est un grand spécialiste de ces petites scènes libertines, si caractéristiques du XVIIIe siècle, qui montrent beaucoup, à la fois par l'image et par le titre. Ces oeuvres friponnes et sensuelles sont  de petit format, souvent commandées par des collectionneurs privés.

 NUfragchemiseNUfragfeu 

 

Photos de deux Fragonard associés en pendant, La chemise enlevée, 1770, salle 49 et Le Feu aux poudres, 1778, salle A. 


Tandis que le XIXe siècle, réputé plus prude, prend le prétexte de l'orientalisme alors en vogue pour fantasmer le corps féminin et en exalter toute la sensualité.NUbain-turc 

Le Bain turc, par Ingres, 1862, salle 60.

Plusieurs de ces oeuvres ont un cadre en oculus (oeil rond ou ovale) comme si le spectateur-voyeur regardait par le trou de la serrure.

 

La sculpture n'est pas en reste, avec cette Nymphe au bain de Johan Tobias Sergel, fin XVIIIe, salle E au rez-de -chaussée à Denon. NunympheDoit-on guider votre regard vers le pilier hermaïque ? Vous ne savez pas ce qu'est un pilier hermaïque ? Ça y est, je crois que vous avez compris ! On trouvait de nombreux piliers  de ce genre à tous les carrefours de la Grèce antique.

Dans cette même salle, une autre petite oeuvre de Sergel, Centaure enlaçant une bacchante, est assez osée mais difficile à photographier et la base atlas ne montre pas les détails croustillants. Les amateurs sauront-ils la trouver ?


NUfauneEt enfin, un nu masculin qui expose beaucoup de lui-même, pour la plus grande joie des visiteurs: Faune endormi, par Bouchardon, 1730, copie d'un célèbre antique de la collection Barberini, rez de chaussée, Cour Puget à Richelieu.

Le Louvre est  connu depuis longtemps pour  ses oeuvres osées qui effarouchaient les prudes demoiselles du XIXe siècle (voir Zola: la noce à Gervaise, Baudelaire...). Même maintenant, certains guides  promettent à leur groupes d'aller voir les nus du Louvre. Et il y a des professionnels qui guident des visiteurs a-mateurs dans le Louvre coquin, en nocturne.


 

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Hermès Leroux et Louvreboite - dans musée
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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 16:12

Les saints nus... tout un programme ! Mais pour les amateurs de topless, il faudra repasser. Après les antiquités gréco-romaines, place à la décence religieuse !

Enfin, ça dépend des fois. Car oui, même en religion le corps s'expose. Mais il faut chercher parce que les saints ne se dévoilent pas trop (sans mauvais jeu de mot !). La religion chrétienne au début de notre ère cache le corps (voir la plupart des icônes), et c'est à partir de la Renaissance que les artistes, s'inspirant des antiques gréco-romains, redonnent "chair" glorieuse au  Christ et aux Saints personnages de l'histoire Chrétienne.

 Adam joosvancleveEve joosvancleveDu nu intégral, il ne faut pas y compter, mais pourtant on peut trouver ici et là un peu de peau nue pour se rincer l'oeil (mais nous savons bien que ce n'est pas le but de ces articles).

 

Adam et Eve, le premier homme et la première femme, sont complètement nus. Mais toujours avec une feuille, une branche bien placée ou un voile pudique.  Sur les deux tableaux ci-joints, (de Joos Van Cleve, 1507, salle 9 des Peintures du nord à Richelieu, 2e étage), ils tiennent eux-mêmes les feuillages pour cacher leur nudité. Comme il est dit dans la Bible, après avoir goûté le fruit du péché "ils connurent qu'ils étaient nus" et eurent honte. Nus, oui, mais pas "à poil", pourtant on peut supposer qu'à l'époque des premiers hommes, c'était la mode velue ! Mais au XVIe siècle, le peintre l'ignorait.

NU-bellini

 

Bien entendu, avec Jésus, c'est un peu  plus facile (Quelques chiffres au passage : on trouve 123 oeuvres sous le nom de Jésus dans la Base Atlas, contre 24 pour Adam et Eve, 38 pour Saint Sébastien, et tout de même 14 pour la Vierge allaitant que nous verrons un peu plus loin). Jésus est souvent représenté enfant, tout nu sur les genoux de la Vierge. Les artistes montrent clairement qu'il n'est pas un ange !

Photo à gauche, La Vierge et l'enfant avec Saint Pierre et Saint Sébastien par Bellini, 1487 (Denon, 1er étage, salle 5).

Ensuite, pour les représentations de la passion et de la crucifixion, son corps est dévêtu mais garde cette simple étoffe judicieusement placée qu'on appelle perizonium. Encore que, ce  voile est parfois très transparent, voire totalement absent. Ainsi, en exclusivité mondiale, les fesses de Jésus sur ce tableau à gauche, La Flagellation du Christ, de Maître LCZ (???), fin XVe, (salle 7 des peintures du Nord, 2° étage à Richelieu). 

flagelation

NUchrist-greco-copie-1

A droite Le Christ en croix (détail) par El Greco, fin XVIe, (Denon, 1er étage, salle 26).

 

Maintenant, pour les Saints,NU-perugin-seb on retrouve surtout Saint Sébastien (il n'y a qu'à suivre les flèches !) dont la représentation prend, à partir du XVe siècle, la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, celle du jeune homme quasi nu percé de flèches, opportunité rare de figurer la chair nue dans la peinture religieuse.

A gauche, Saint Sébastien par Le Pérugin,  1500, (dans la grande galerie à Denon, 1er étage).

Pour le nu féminin, la Vierge Marie, nouvelle Eve, ne nous dévoilera (parfois) qu'un petit bout de sein. NU-dirk-boutsA droite, la Vierge allaitant par Dirk Bouts,  XVe, ( Richelieu, 2°e étage, salle 4).

C'est surtout Marie-Madeleine qui osera la nudité. Mais attention, la sainte n'est pas Aphrodite, alors on cache tout (ou presque) sous l'abondante chevelure !

Mais cela reste une formidable évocation de la nudité de la sainte, ici représentée par  Gregor Ehrart vers 1515 (salle E, sculptures allemandes, entresol, Denon).  

marie madeleinedos m-madeleineSelon une légende, la pécheresse pénitente vivant recluse dans la grotte de la Sainte-Baume, vêtue de ses seuls cheveux, était tous les jours transportée au Paradis par des anges pour entendre un concert céleste.


Mais quelle ambiance règne dans ces salles ? Bon, n'exagérons rien, nous ne sommes pas dans une église, mais le public est respectueux. Ce n'est pas comme dans les salles des antiquités gréco-romaines, où la nudité est beaucoup plus sensuelle. Ici pas de main baladeuse, d'ailleurs beaucoup de ces oeuvres sont sous verre ou dans des vitrines, et puis certaines  sont en dehors des circuits de visite. A  rechercher donc !  

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Louvreboite et Hermès Leroux - dans musée
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:40

Commençons par le commencement pour inaugurer notre série estivale: le nu antique. NU-nagada

Ah, le nu antique ! Tout de suite, vous pensez à toutes ces statues de déesses très peu vêtues et d'athlètes affichant leur nudité héroïque. Stop ! NUantiquite-orientaleVous allez un peu vite en besogne, et oubliez au passage que la représentation de l'homme dans le plus simple appareil remonte aux débuts de l'histoire de l'art.

Or, si le Louvre n'abrite pas de nus préhistoriques (une petite pensée pour nos collègues du Musée d'Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye), on peut trouver dans les vitrines des Antiquités Orientales et Égyptiennes quelques figurations très anciennes de la nudité. Quelques photos :

- à gauche, Homme de Nagada, Egypte, vers 4000-3100 avant JC., Sully, salle 20. 

- à droite, Femme nue tenant un enfant, Chypre, 1400-1230 avant JC., Sully, salle A des Antiquités Orientales.

 

NU-egypte-bleuNUegypte

 

 

Deux autres statuettes de l'antiquité egyptiennes :

-Femme en faience  du Moyen- Empire, 2023-1710 avant JC., Sully, salle 23;

- Enfant en ivoire, à peu près la même époque (je ne trouve plus mes notes).

 

Bon, il est certain que ce n'est pas dans ces départements que vous trouverez le plus de nus (par contre, pour ce qui est de la vaisselle et des tablettes cunéiformes, vous aurez votre compte !)         

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 11:34

Grande nouvelle ! On aurait retrouvé les bras de la Vénus de Milo !Louvre Edito2

Non, votre serviteur n'a pas fumé la moquette (il n'y en a pas au Louvre), il a la preuve de ce qu'il avance. Que croyez-vous ? Louvre boîte est un blog sérieux !

C'est la Vénus elle-même qui nous fournit la preuve de cette extraordinaire découverte par l'intermédiaire de son blog. Oui, vous avez bien lu, la Vénus écrit un blog !

Comme l'annonce le bandeau sur le site du musée du Louvre, « elle vous dit tout sans tabou », ce qui est la moindre des choses pour une déesse de l'amour si peu habillée.

Mais que raconte-t-elle exactement ?

LBgalerie-de-la-melpomeneVous ne trouverez rien sur ses amours (Mars est-il toujours son amant, Vulcain l'a-t-il quittée ?), ses films préférés ou ses recettes de cuisine. Il s'agit plutôt d'un blog « modes & travaux » : on y parle déco, éclairage, installation… Mais rassurez-vous, Valérie Damidot n'est pas à la manoeuvre, donc pas de risque de voir des murs vert pomme avec des cadres dorés ! C'est du D&Co version Louvre : la Vénus parle de sa nouvelle demeure en cours d'aménagement, photos à l'appui, après les multiples déménagements que nous avions évoqués .

Mais va-t-elle vous parler du "sens unique" de visite mis en place dans le secteur ? Non, bien sûr, elle ne se rend pas compte des problèmes de gestion des flux.

Pourtant c'est un véritable casse-tête pour tout le monde : les visiteurs se perdent plus que jamais, ils montent et descendent les escaliers  (et c'est sportif ! Personnes âgées ou à mobilité réduite s'abstenir), les groupes ne sont pas bien informés, les gens râlent et insultent les agents (qui n'y sont pour rien, figurez-vous, mais la mauvaises humeur leur retombe droit dessus).

Bref, en ce moment c'est le poste à éviter. Nos supérieurs penseront-ils à des améliorations ? Ce sera bientôt trop tard !

En effet,  les nouvelles salles des Antiquités Grecques Étrusques et Romaines ouvriront au début de l'été. Donc, un blog à suivre, au moins jusqu'en juillet.

Rendez-vous le 7 juillet pour les journées portes ouvertes. Enfin, on pourra circuler !

Et rien ne servira de courir, cette présentation sera définitive (du moins pour une bonne vingtaine d'années).


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Hermés Leroux et Louvreboite - dans musée
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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 09:49

louvrepournulsDernier livre sorti dans la collection "Pour les nuls" des éditions First : Le Louvre pour les Nuls.

450 pages, 40 reproductions.

Le Louvre à travers les âges, l'histoire du Musée et les oeuvres à ne pas manquer, le Louvre côté cour et côté jardin, la ville Louvre et le Louvre hors les murs.

Écrit par Daniel Soulié qui travaille au Louvre comme chargé de médiation culturelle à la direction des publics, et qui est incollable sur le Musée du Louvre. Il a d'ailleurs écrit d'autres ouvrages sur le sujet.

Un livre passionnant et très complet qui pourrait s'appeler "Le Louvre pour tous" ou bien "Tout sur le Louvre ".

Voyons un extrait qui nous concerne :

"Les agents d'accueil et de surveillance représentent plus de la moitié des personnes qui travaillent au Musée (...) Ils sont souvent victimes d'une image d'Epinal qui fait d'eux des personnages bourrus et sans âge, portant un uniforme démodé et passant leur journée assis sur une chaise, atteints d'une douce somnolence."

;))) Une image d'Epinal qui a la vie dure mais qui est quand même un peu entretenue par certains ! ;))) Qui ? Des noms ! Moi ? Jamais !

Voyons la suite :

"En réalité, leur âge moyen doit à peine dépasser 30 ans, certains d'entre eux ont une formation dans les domaines de l'histoire et de l'art et leurs compétences techniques sont plus marquées qu'il n'y parait au premier abord."

Merci Daniel !




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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 22:47
Après la peinture froide, la peinture fraîche ! En effet, tous les matins, ça sent la peinture au Musée car il y a des copistes dans les salles. Le public se réjouit de voir de "vrais" artistes au travail. Je ne vais pas me lancer dans l'impossible réflexion sur : qu'est-ce qu'un artiste ? Artiste ou artisan ? Copier, créer... La problématique, digne d'un sujet de philo au Bac, est sans fin. Toujours est-il que les visiteurs (vous et moi itou, ne boudons pas notre plaisir) sont subjugués par les copistes.Cpasseule
Démonstration en quelques photos.

Au salon carré, devant les Madones de Botticelli, cherchez la copiste... (Elle a un pull rayé, comme Charlie).Cseule

Cviensvoir2Dans les salles de peintures françaises du XVIIIe siècles, devant un grand déjeuner de chasse de Carle Van Loo.
Pas facile de se concentrer au milieu du public !



La copie est très réglementée bien sûr, tout passe par le bureau des copistes. Les toiles qui entrent puis sortent du Musée sont rigoureusement contrôlées, tamponnées, cachetées. Le format de la toile ne doit pas être de la même dimension que l'original. Le travail dure trois mois, les copistes ne viennent que lors de l'ouverture des salles au public le matin en semaine, donc pas le week-end, pas le mardi, et interruption lors des vacances scolaires.
diderotrec 

Chacun apporte son matériel, toile, pinceaux et couleurs;DSC06524palette le Musée prête les chevalets et tabourets. Alors attention lors de la manipulation dans les passages étroits, le portrait de Diderot (par Louis Van Loo), a un jour reçu un chevalet sur le nez, Ccrrac ! Le drame !

Mais surtout, pour pouvoir copier au Louvre, il faut
avoir l'accord du conservateur, et pour cela présenter son projet et prouver son savoir-faire. Beaucoup de candidats pour peu de places !
Si l'aventure vous tente, appelez le bureau des copistes au 01 40 20 68 37.
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 19:52
Le Musée du Louvre a inauguré de nouveaux vitraux dans l'escalier Lefuel (situé dans l'aile Richelieu), une création de François Morellet, artiste contemporain. C'est donc, après Anselm Kiefer dans l'escalier Nord et avant Cy Twombly à la salle des Bronzes, le troisième artiste invité à concevoir un décor pour le Musée.Mlefuel
Ces nouveaux vitraux sont lumineux
et discrets. L'artiste a interprété la forme initiale de la fenêtre avec un léger décalage et a différencié les verres, l'un presque blanc, et l'autre incolore.
MfaceL'oeuvre a pour titre L'Esprit d'escalier, et le décalage figuré sur ces vitraux est comme l'image de l'expression : "avoir l'esprit d'escalier". Elle signifie avoir de l'esprit en bas de l'escalier, c'est-à-dire un peu trop tard pour clouer le bec à son interlocuteur, le contraire du tac au tac.Mescvu
(Beaucoup sont touchés par ce "handicap"  ! Que fait la police ?)
Morellet, lui, fait un dessin en "après coup", une fenêtre qui se dit: "Zut ! J'aurais dû leur dire que j'étais une fenêtre !" L'intervention légère, géométrique, se fond dans l'architecture.
François Morellet est un artiste français
du courant de l'abstraction géométrique, et un précurseur  du minimalisme. Minimalisme = géométrie + aucun pathos + zéro romantisme + intervention minimum + légèreté + ironie discrète =  Cool ! C'est zen ! Le risque est de passer inaperçu, et il y a fort à parier que peu nombreux sont ceux qui remarqueront "l'esprit" dans l'escalier Lefuel. D'où cet article.
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 10:31
Le Musée du Louvre offre à ses visiteurs un beau grand plan pour s'orienter dans le plus grand Musée du monde. Indispensable !
C'est vraiment nécessaire et je conseille à tous de le prendre et de l'étudier pendant une bonne demi-heure avant de rentrer dans le Musée, voire, mieux, de préparer sa visite à l'avance avec le site officiel du Louvre ou de suivre les conseils de ce blog plus ceux de Louvre-passion.
 Le plan est édité en 9 langues : 5 européennes, 1 arabe et 3 asiatiques. Hélas, rien pour les russes, qui s'en plaignent
(mais il manque un sponsor !)
Bon, ce plan n'est pas parfait, surtout depuis cet été : "ils" ont changé la maquette et les photos d'oeuvres sont trop petites. Est-ce parce que beaucoup de ces oeuvres majeures ne sont pas visibles dans le Musée ? En effet il ne faut pas trop se vanter de les exposer au Louvre si en fait elles sont à Atlanta ou au Japon...
D'autre part, le public confond les numéros de salles et d'oeuvres : nombreux sont ceux qui cherchent la Salle Rubens (numéro 34, en jaune) dans la salle 34 rouge. Et quand on sait qu'il y a plusieurs salles 34 au Musée, ça se complique.












Alors, au travail ! C'est presque une question de survie... Et  demandez aussi le "Calendrier d'ouverture hebdomadaire" en complément du plan si vous  ne voulez pas vous casser le nez sur les salles fermées et tomber sur le dos du pauvre agent de surveillance qui n'y est pour rien, je le rappelle.
Il manque aussi à ce plan un échelle car souvent les visiteurs demandent :
" Encore combien de kilomètres jusqu'à la Joconde ? "

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 22:39

Le musée est le temple des Muses !
Divinités patronnes des chants et des sciences, filles de Zeus et de Mnémosyne,
elles sont  neuf soeurs :

Calliope (la poésie épique)
Thalie (la comédie)
Terpsichore (la danse)
Euterpe (la flûte)
Polymnie (la pantomime)
Clio (l'histoire)
Erato (poésie érotique)
Uranie (l'astronomie)
Melpomène (la tragédie)

dans l'ordre sur ce sarcophage. Selon une croyance grecque la fréquentation des Muses favorisait le passage des morts dans l'au-delà.
Ma photo est bien trop petite mais allez donc les voir dans la salle 25 des Antiquités Romaines au rez-de-chaussée Denon . 

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