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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 00:30

 

Et maintenant, place à un peu plus de vie et de gaieté !


La représentation du nu prend à partir du XVIIIe siècle un tour beaucoup plus sensuel. Les artistes travaillent "aux corps" avec de la chair vive. NUcomparaisonLa nudité est peinte (ou sculptée) pour titiller les sens, la sexualité est plus que présente.NUwateausatyre  Ceux qui riaient dans les salles des antiquités gréco-romaines vont maintenant pouffer et rougir. Certaines oeuvres du Louvre ne dépareraient pas au musée de l'érotisme !

(Rappelons à cette occasion que Pigalle n'est pas qu'une rue, c'est surtout et avant tout un grand sculpteur français du XVIIIe siècle que vous retrouverez dans la Cour Puget , à Richelieu.)

Pour les tableaux qui illustrent cet article, ils sont tous à Sully, 2éme étage.

En haut, à gauche, Nymphe et Satyre de Watteau, 1715 (salle 36);

à droite, La Comparaison de Frederic Schaal, fin XVIIIe (salle C).


NUboucherLa Femme est à l'honneur, ses formes dévoilées et mises en scène dans des oeuvres au fort pouvoir érotique. Les poses se font très aguichantes invitant à des activités voluptueuses. Les corps s'exposent sans pudeur comme dans L'Odalisque de Boucher, 1745 (salle 40), photo à gauche. 

 NUlemoyneLes décors et les draperies dessinent autour des personnages un "paysage" très suggestif. Voyez dans la toile de Le Moyne (photo à droite)   la forme équivoque de la massue  d'Hercule que tient la reine de Lydie, Omphale.


Jean-Honoré Fragonard est un grand spécialiste de ces petites scènes libertines, si caractéristiques du XVIIIe siècle, qui montrent beaucoup, à la fois par l'image et par le titre. Ces oeuvres friponnes et sensuelles sont  de petit format, souvent commandées par des collectionneurs privés.

 NUfragchemiseNUfragfeu 

 

Photos de deux Fragonard associés en pendant, La chemise enlevée, 1770, salle 49 et Le Feu aux poudres, 1778, salle A. 


Tandis que le XIXe siècle, réputé plus prude, prend le prétexte de l'orientalisme alors en vogue pour fantasmer le corps féminin et en exalter toute la sensualité.NUbain-turc 

Le Bain turc, par Ingres, 1862, salle 60.

Plusieurs de ces oeuvres ont un cadre en oculus (oeil rond ou ovale) comme si le spectateur-voyeur regardait par le trou de la serrure.

 

La sculpture n'est pas en reste, avec cette Nymphe au bain de Johan Tobias Sergel, fin XVIIIe, salle E au rez-de -chaussée à Denon. NunympheDoit-on guider votre regard vers le pilier hermaïque ? Vous ne savez pas ce qu'est un pilier hermaïque ? Ça y est, je crois que vous avez compris ! On trouvait de nombreux piliers  de ce genre à tous les carrefours de la Grèce antique.

Dans cette même salle, une autre petite oeuvre de Sergel, Centaure enlaçant une bacchante, est assez osée mais difficile à photographier et la base atlas ne montre pas les détails croustillants. Les amateurs sauront-ils la trouver ?


NUfauneEt enfin, un nu masculin qui expose beaucoup de lui-même, pour la plus grande joie des visiteurs: Faune endormi, par Bouchardon, 1730, copie d'un célèbre antique de la collection Barberini, rez de chaussée, Cour Puget à Richelieu.

Le Louvre est  connu depuis longtemps pour  ses oeuvres osées qui effarouchaient les prudes demoiselles du XIXe siècle (voir Zola: la noce à Gervaise, Baudelaire...). Même maintenant, certains guides  promettent à leur groupes d'aller voir les nus du Louvre. Et il y a des professionnels qui guident des visiteurs a-mateurs dans le Louvre coquin, en nocturne.


 

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Hermès Leroux et Louvreboite - dans musée
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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 10:51

Ce n'est pas le dernier article de notre série "Nudété" mais un petit article « mortel » aujourd'hui, au sens propre.

Car le nu, ce n'est pas que la beauté parfaite des dieux de l'antiquité greco-romaines, c'est aussi l'enveloppe charnelle des simples mortels, le vêtement dans lequel ils viennent au monde et s'en retournent dans l'au-delà. 

La mort s'expose partout au Louvre, dans chaque  département, mais dans  les salles de Sculpture Française autour de la Cour Marly, on peut voir une multitude de dalles mortuaires sculptées et de monuments funéraires, un vrai cimetière ! 

Quelle ambiance morbide ! Il ne manque plus que le brouillard et les chauve-souris (pour le pluriel, je ne suis pas sûr), et, bien sûr, une nuit sans lune …  NUmariemedicis 

Entre les nombreux gisants couverts de leurs plus beaux atours, on trouve aussi exposée dans ces salles  la simple nudité humaine face à son fatidique destin.  

NUjeanne bourbonMême les grands de ce monde sont touchés, à l'image de cette ébauche pour le gisant de Catherine de Médicis (par Girolamo Della Robbia, vers 1565, photo en haut à gauche), ou encore cette sculpture figurant Jeanne de Bourbon-Vendôme. Admirez  le détail des vers ! (anonyme, 1er quart du 16e siècle, photo à droite). Est-ce ce qu'on appelle être nu comme un vers ?

Ces deux sculptures sont dans la salle 13, au rez-de-chaussée,  à Richelieu.


A nouveau, Jésus est notre grand vainqueur pour ces représentations de nus mortuaires. C'est un peu de la triche, on l'a déjà montré dans l'article sur le nu religieux, mais bon, il colle parfaitement à la thématique.

Ici, une superbe représentation par Philippe de Champaigne du Christ mort allongé sur son linceul (avant 1654, salle 31, 2e étage Sully).NUchristmort champaigne

 

A quelques salles de là, NUadonislahyreAdonis dort de son dernier sommeil, après son funeste combat avec un sanglier, veillé par son chien (par Laurent de La Hyre, vers 1624-1628, salle 25, 2e étage, Sully). Le peintre a choisi un étrange  point de vue plein de raccourcis, très virtuose.


NUsardanapaleEt du côté des peintres romantiques, du XIXe siècle, la mort se fait beaucoup plus tourmentée, avec Delacroix dans sa Mort de Sardanapale (détail du tableau à droite, 1827, salle 77, 1er étage, aile Denon), et parfois plus horrible aussi, surtout avec les cadavres que Géricault  place sur le Radeau de la Méduse  (1819, salle 77, 1er étage, Denon).NUgericault

Par souci de réalisme, le peintre étudia les moribonds et les cadavres dans les hôpitaux et  réalisa plusieurs études préparatoires . Il tenta de concilier l'art et le réel, mais déchaîna les critiques classiques contre lui par son réalisme si éloigné du "beau idéal". Presque deux cent ans après, ce tableau fascine encore le public.

Mais il reste encore des nus au Louvre, et des plus réjouissant ! ... à suivre ... !

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Hermés Leroux et Louvreboite - dans peinture
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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 16:12

Les saints nus... tout un programme ! Mais pour les amateurs de topless, il faudra repasser. Après les antiquités gréco-romaines, place à la décence religieuse !

Enfin, ça dépend des fois. Car oui, même en religion le corps s'expose. Mais il faut chercher parce que les saints ne se dévoilent pas trop (sans mauvais jeu de mot !). La religion chrétienne au début de notre ère cache le corps (voir la plupart des icônes), et c'est à partir de la Renaissance que les artistes, s'inspirant des antiques gréco-romains, redonnent "chair" glorieuse au  Christ et aux Saints personnages de l'histoire Chrétienne.

 Adam joosvancleveEve joosvancleveDu nu intégral, il ne faut pas y compter, mais pourtant on peut trouver ici et là un peu de peau nue pour se rincer l'oeil (mais nous savons bien que ce n'est pas le but de ces articles).

 

Adam et Eve, le premier homme et la première femme, sont complètement nus. Mais toujours avec une feuille, une branche bien placée ou un voile pudique.  Sur les deux tableaux ci-joints, (de Joos Van Cleve, 1507, salle 9 des Peintures du nord à Richelieu, 2e étage), ils tiennent eux-mêmes les feuillages pour cacher leur nudité. Comme il est dit dans la Bible, après avoir goûté le fruit du péché "ils connurent qu'ils étaient nus" et eurent honte. Nus, oui, mais pas "à poil", pourtant on peut supposer qu'à l'époque des premiers hommes, c'était la mode velue ! Mais au XVIe siècle, le peintre l'ignorait.

NU-bellini

 

Bien entendu, avec Jésus, c'est un peu  plus facile (Quelques chiffres au passage : on trouve 123 oeuvres sous le nom de Jésus dans la Base Atlas, contre 24 pour Adam et Eve, 38 pour Saint Sébastien, et tout de même 14 pour la Vierge allaitant que nous verrons un peu plus loin). Jésus est souvent représenté enfant, tout nu sur les genoux de la Vierge. Les artistes montrent clairement qu'il n'est pas un ange !

Photo à gauche, La Vierge et l'enfant avec Saint Pierre et Saint Sébastien par Bellini, 1487 (Denon, 1er étage, salle 5).

Ensuite, pour les représentations de la passion et de la crucifixion, son corps est dévêtu mais garde cette simple étoffe judicieusement placée qu'on appelle perizonium. Encore que, ce  voile est parfois très transparent, voire totalement absent. Ainsi, en exclusivité mondiale, les fesses de Jésus sur ce tableau à gauche, La Flagellation du Christ, de Maître LCZ (???), fin XVe, (salle 7 des peintures du Nord, 2° étage à Richelieu). 

flagelation

NUchrist-greco-copie-1

A droite Le Christ en croix (détail) par El Greco, fin XVIe, (Denon, 1er étage, salle 26).

 

Maintenant, pour les Saints,NU-perugin-seb on retrouve surtout Saint Sébastien (il n'y a qu'à suivre les flèches !) dont la représentation prend, à partir du XVe siècle, la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, celle du jeune homme quasi nu percé de flèches, opportunité rare de figurer la chair nue dans la peinture religieuse.

A gauche, Saint Sébastien par Le Pérugin,  1500, (dans la grande galerie à Denon, 1er étage).

Pour le nu féminin, la Vierge Marie, nouvelle Eve, ne nous dévoilera (parfois) qu'un petit bout de sein. NU-dirk-boutsA droite, la Vierge allaitant par Dirk Bouts,  XVe, ( Richelieu, 2°e étage, salle 4).

C'est surtout Marie-Madeleine qui osera la nudité. Mais attention, la sainte n'est pas Aphrodite, alors on cache tout (ou presque) sous l'abondante chevelure !

Mais cela reste une formidable évocation de la nudité de la sainte, ici représentée par  Gregor Ehrart vers 1515 (salle E, sculptures allemandes, entresol, Denon).  

marie madeleinedos m-madeleineSelon une légende, la pécheresse pénitente vivant recluse dans la grotte de la Sainte-Baume, vêtue de ses seuls cheveux, était tous les jours transportée au Paradis par des anges pour entendre un concert céleste.


Mais quelle ambiance règne dans ces salles ? Bon, n'exagérons rien, nous ne sommes pas dans une église, mais le public est respectueux. Ce n'est pas comme dans les salles des antiquités gréco-romaines, où la nudité est beaucoup plus sensuelle. Ici pas de main baladeuse, d'ailleurs beaucoup de ces oeuvres sont sous verre ou dans des vitrines, et puis certaines  sont en dehors des circuits de visite. A  rechercher donc !  

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Louvreboite et Hermès Leroux - dans musée
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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 22:51

Donc, dirigeons-nous sans plus attendre vers le département des AGER (Antiquités Grecques, Étrusques et Romaines).

Mais par où commencer ?aphrodite erosares 

Car ici, dieux, déesses, nymphes et héros sont, pour la plupart, revêtus de leur seule gloire et de leur beauté charnelle. 

En effet les Grecs ont porté une grande attention à la représentation du corps, et à la beauté, perçue comme sacrée.  Puis les Romains ont suivi, copiant les modèles grecs, permettant ainsi leur transmission jusqu'à nous.

Rappelons que les originaux grecs, pour la plupart en bronze, ont disparu, et que ce sont les copies en marbre des époques hellénistique et surtout romaine qui nous donnent une idée du génie des grands sculpteurs grecs.

Tant mieux d'ailleurs, car le marbre blanc veiné est comme une  peau, bien plus vivant, plus sensuel que le bronze froid, à mon humble avis.

Photo ci-dessus, à gauche, Aphrodite du Capitole, II°siècle après JC, salle 17, des Cariatides;

à droite, Arés, dit Mars Borghése, II° siècle après JC, Sully, salle 13.

 

NUsileneNUtroisgracesDonc, si quelques Bacchus et satyres s'exposent ici dans leur nudité adipeuse, si Athéna et Artémis sont vétues de toges, la plupart des statues sont à la gloire de la perfection corporelle. De plus, loin des poses hiératiques des premières nudités, les corps s'assouplissent avec grâce et sensualité. Un concours de beauté quotidien vous dit-on !

 

Photo à gauche, Siléne ivre, II°siècle après JC. salle 17; à droite, Les trois grâces, même époque, même salle.

Photo ci-dessous, à la fois homme et femme, l'Hermaphrodite endormi, salle des Cariatides, II° siècles après JC.NUmikhermaphrCela fait beaucoup rire les enfants et certains visiteurs plus âgés mais peu habitués de par leur culture à de tels dévoilements.marcelus

Pour nous,  agents de surveillance, c'est avant tout à un concours de toucher, de pinçage de fesses (et d'autres parties encore plus intimes de l'anatomie masculine) que nous assistons, agacés. Tous les jours, les visiteurs, dans la plus grande hilarité, se livrent à la comparaison sur la taille des attributs de ces messieurs, ainsi qu'à la prise de poses les plus improbables pour leurs photographies.

Et là, il faut plaindre le pauvre Marcellus, qui a les faveurs de notre public ! (En photo, à gauche, vers 20 avant JC., Denon, salle 23).

 

  

 

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Louvreboite et Hermès Leroux - dans sculpture
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:40

Commençons par le commencement pour inaugurer notre série estivale: le nu antique. NU-nagada

Ah, le nu antique ! Tout de suite, vous pensez à toutes ces statues de déesses très peu vêtues et d'athlètes affichant leur nudité héroïque. Stop ! NUantiquite-orientaleVous allez un peu vite en besogne, et oubliez au passage que la représentation de l'homme dans le plus simple appareil remonte aux débuts de l'histoire de l'art.

Or, si le Louvre n'abrite pas de nus préhistoriques (une petite pensée pour nos collègues du Musée d'Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye), on peut trouver dans les vitrines des Antiquités Orientales et Égyptiennes quelques figurations très anciennes de la nudité. Quelques photos :

- à gauche, Homme de Nagada, Egypte, vers 4000-3100 avant JC., Sully, salle 20. 

- à droite, Femme nue tenant un enfant, Chypre, 1400-1230 avant JC., Sully, salle A des Antiquités Orientales.

 

NU-egypte-bleuNUegypte

 

 

Deux autres statuettes de l'antiquité egyptiennes :

-Femme en faience  du Moyen- Empire, 2023-1710 avant JC., Sully, salle 23;

- Enfant en ivoire, à peu près la même époque (je ne trouve plus mes notes).

 

Bon, il est certain que ce n'est pas dans ces départements que vous trouverez le plus de nus (par contre, pour ce qui est de la vaisselle et des tablettes cunéiformes, vous aurez votre compte !)         

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 22:03

C'est l'été, il fait chaud, on se traîne au musée et ce blog somnole.  Mais avez vous remarqué que Louvreboite a un nouveau collaborateur ? Hermès Leroux se propose d'écrire dans ce blog pour le réveiller un peu ! On va donc rédiger à quatre mains.

 Ainsi en cette période estivale, les fortes chaleurs font souffrir les agents dans certains districts. Que ne donnerait-on pas pour enfiler un maillot de bain aux Appartements Napoléon III ! Mais une tenue correcte est exigée, alors on supporte, espérant se voir affecter dans un district climatisé.

CHsoleilCHshort   Du côté des visiteurs, c'est beaucoup plus « libre »: shorts, mini-jupes et bermudas, c'est le gala des gambettes;  tee-shirt moulant très échancrés dévoilant sans complexe épaules, décolletés, dos !  C'est un défilé d'anatomie...CHepauleCHdecolte CHtatou 

 

 

Mais tout cela reste correct face à ce qui se  trame dans les salles ! Car, pour ce qui est des oeuvres abritées dans notre auguste institution, ce n'est pas le même régime: la peau s'expose, qu'elle soit de marbre, de peinture ou de bois !


Aussi, a-t-on décidé de mettre le Musée à nu, de faire cet été un tour des nus au Louvre.

En fait, il y en a beaucoup, il y en a même trop pour ce petit blog d'ailleurs, mais ce sera un premier aperçu avant une ou plutôt des visites plus complètes du Musée ou de son site

Plusieurs articles seront donc consacrés à cet « étalage » de chairs, la météo se prêtant parfaitement à cette petite série. Mais attention, ici, on fait les choses bien, alors on va vous classer tout ça (de manière totalement arbitraire, mais bon, c'est pour la bonne cause), parce que des nus, on en trouve de l'antiquité jusqu'à 1848 et dans tous les départements du Louvre.

 

Ça sera donc l'été des nudités ! Allez,  on sort les tongs et les shorts, suivez le guide ! Ouf !  On est mieux comme ça...c'est l'été !

 

 
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 00:17

L'orage est tombé ce matin du 14 juillet, le défilé était trempé. J'ai attrapé quelques rutilants uniformes traversant la Cour du Louvre. Savez-vous que les militaires en uniforme ont l'entrée gratuite au Musée du 1er au 15 juillet ?

14 07 militairesLa pluie a continué de tomber et, comme souvent, l'eau s'est infiltrée par les verrières et il s'est mis à pleuvoir dans les salles.

Toutes les régions ont été touchées : Denon, Sully, Richelieu, Napoléon et les boutiques du Carrousel. D'abord quelques gouttes, puis ça coule, ça ruisselle, ça flaque, c'est plic, plic, ploc et plouf ! Au secours ! Les oeuvres sont menacées !LBseaux

LBinondationTous les téléphones sonnent, la Vigie Technique est débordée, tout le monde est sur le pont : les grands chefs, les pompiers en première ligne, le conservateur de permanence, les techniciens d'astreinte. Vite, vite, il faut écoper.

Hélas, on n'a aucun matériel, il faut improviser avec les moyens du bord:  des plots et cordons pour périmètre de sécurité, d'affreux "boudins" de sciure ou des rouleaux de papier toilette pour absorber l'eau, les seaux rouges des pompiers, les sacs poubelles...

Résultat, d'horribles installations que tous les visiteurs, délaissant les cimaises, s'empressent de photographier...

Et chaque fois qu'il pleut fort, c'est le même cirque. En attendant les travaux de réfection (mais sont-ils au moins prévus ?) est-ce qu'on  ne pourrait pas avoir dans les salles des serpillières un peu plus "classe" ?

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 11:34

Grande nouvelle ! On aurait retrouvé les bras de la Vénus de Milo !Louvre Edito2

Non, votre serviteur n'a pas fumé la moquette (il n'y en a pas au Louvre), il a la preuve de ce qu'il avance. Que croyez-vous ? Louvre boîte est un blog sérieux !

C'est la Vénus elle-même qui nous fournit la preuve de cette extraordinaire découverte par l'intermédiaire de son blog. Oui, vous avez bien lu, la Vénus écrit un blog !

Comme l'annonce le bandeau sur le site du musée du Louvre, « elle vous dit tout sans tabou », ce qui est la moindre des choses pour une déesse de l'amour si peu habillée.

Mais que raconte-t-elle exactement ?

LBgalerie-de-la-melpomeneVous ne trouverez rien sur ses amours (Mars est-il toujours son amant, Vulcain l'a-t-il quittée ?), ses films préférés ou ses recettes de cuisine. Il s'agit plutôt d'un blog « modes & travaux » : on y parle déco, éclairage, installation… Mais rassurez-vous, Valérie Damidot n'est pas à la manoeuvre, donc pas de risque de voir des murs vert pomme avec des cadres dorés ! C'est du D&Co version Louvre : la Vénus parle de sa nouvelle demeure en cours d'aménagement, photos à l'appui, après les multiples déménagements que nous avions évoqués .

Mais va-t-elle vous parler du "sens unique" de visite mis en place dans le secteur ? Non, bien sûr, elle ne se rend pas compte des problèmes de gestion des flux.

Pourtant c'est un véritable casse-tête pour tout le monde : les visiteurs se perdent plus que jamais, ils montent et descendent les escaliers  (et c'est sportif ! Personnes âgées ou à mobilité réduite s'abstenir), les groupes ne sont pas bien informés, les gens râlent et insultent les agents (qui n'y sont pour rien, figurez-vous, mais la mauvaises humeur leur retombe droit dessus).

Bref, en ce moment c'est le poste à éviter. Nos supérieurs penseront-ils à des améliorations ? Ce sera bientôt trop tard !

En effet,  les nouvelles salles des Antiquités Grecques Étrusques et Romaines ouvriront au début de l'été. Donc, un blog à suivre, au moins jusqu'en juillet.

Rendez-vous le 7 juillet pour les journées portes ouvertes. Enfin, on pourra circuler !

Et rien ne servira de courir, cette présentation sera définitive (du moins pour une bonne vingtaine d'années).


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Hermés Leroux et Louvreboite - dans musée
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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 14:21

16787 p0003426 

 

Lundi 21 juin, c'est l'été. On a un peu de mal à y croire vu le climat glacial, mais si, c'est officiel, c'est vraiment l'été.

J'ai mis trois pulls et mes sabots, et je vais au jardin cueillir des fruits et  des légumes.

Et voilà le travail !


L'été, par Guiseppe Arcimboldo, 1573.


Ce tableau fait parti d'une série sur  les quatre saisons. Habituellement exposées dans la Grande Galerie, à Denon, 1er étage, les quatre toiles sont actuellement absentes, prêtées pour une exposition à Dresde.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:37

La coupe du monde (de football) a commencé vendredi dernier, le 11 juin.

Qui n'est pas au courant ?

Au même moment, in extremis, un écran de télévision a été installé dans la salle de repos des personnels du Musée du Louvre. Les amateurs de foot sont comblés, plus besoin de courir tous les cafés du quartier pendant la pause pour glaner quelques minutes de jeu.

Ttele

T-tele-prem

En fait, en 2006, pour la précédente coupe du monde, une télé avait déjà été accrochée, mais cela a occasionné tellement de plaintes, et de disputes entre les amateurs de sport et les amateurs de calme, qu'elle a été supprimée deux ans après. L'ambiance "sportive" est-elle compatible avec la vocation de la salle de "repos" ? Chacun a son avis sur la question. Il faut trouver un terrain d'entente, par exemple en mettant le son est très bas... mais... c'est quoi ce bourdonnement de ruche ? Elle est pourrie cette télé ? Mais non, ce sont les milliers de vuvuzelas, la fameuse trompe d'Afrique du Sud qui a déjà gagné la première place dans cette Coupe du Monde.

 

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