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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 19:01
Je vous l'avais promis en janvier, je suis retourné sur les toits cet été ! J'ai refait à peu près les mêmes photos que cet hiver. Les arbres sont verts,  la lumière plus vive. On voit plus loin, jusqu'à Montmartre ( photo à droite).


Mais, jamais content,  il fait trop chaud ! Le soleil tape sur le zinc des toitures et sous la verrière la chaleur est intenable. Comme il y a dans cet endroit plein de "détecteurs incendie", il n'est pas rare, en été, qu'ils déclenchent des "DI" (alarme-feu) quand la température monte trop.

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 11:48

Si l'on cherche les petites bêtes au Louvre, le nez au ras du sol, on s'apercevra qu'il y a aussi à voir par terre : les sols sont très variés et intéressants.
Pavés de pierre, de marbre au rez-de-chaussée, planchers aux étages, parquet en point de hongrie, damier... Il faudrait décrire les sols salle par salle, chacune est particulière.
Je ne vous livre en vrac que quelques photos de ma collection des sols du Musée
:
De belles marqueteries de marbres colorés au Corridor de Pan, en allant vers  la Vénus de Milo, mais aussi à Denon au rez-de-chaussée.
De beaux  parquets anciens à Denon :
de style "Versailles" à la galerie d'Apollon (photo de gauche)
, et au Salon Carré (photo ci-dessous à droite) un fameux parquet avec étoiles  noires dont il est question dans le roman Da Vinci code. Le détective reconnaît la salle en voyant la photo du conservateur gisant au sol.
Je n'ai pas lu ce livre mais si quelques connaisseurs peuvent donner des détails, n'hésitez pas à faire des commentaires.

L'aile Richelieu, refaite à neuf, est un peu le parent pauvre pour les sols : pas de grande variété. Une photo quand même pour le mélange   bois
et pierre, à gauche.
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 11:04
Cet été très chaud nous amène des petites bêtes : des crr crr et des bzz bzz, des insectes quoi. Alors on se transforme en chasseurs car, vous vous en doutez, il ne faut  pas de bêtes au Musée ! Si on est courageux et si l'insecte n'est pas trop effrayant, on peut occire soi-même l'animal, sinon on appelle au secours la Région, la Vigie, ou Sin&stess (l'entreprise de nettoyage). Je me souviens d'une araignée terrifiante que j'ai surveillée du coin de l'oeil toute une matinée jusqu'à que ce que la femme de ménage, placide, l'attrape vite fait et la jette dans la poubelle.
Photo ci-contre : Serpents et papillons dans un sous-bois, de Van Schrieck, Sully, 2e étage, salle B.
Pas de serpent au Louvre mais on trouve des fourmis, des mites... L'autre jour, c'est une mante religieuse qui a fait un petit tour au Musée. Souvent il s'agit d'insectes non identifiés que l'on appelle communément  cafards. Erreur ! Il faut les nommer précisément pour que la société de désinsectisation trouve le produit adéquat pour les anéantir. La consigne est donc de les conserver, s'ils ne sont pas trop écrabouillés, pour les montrer aux spécialistes. Ce qui fait que l'on trouve maintenant dans les meubles de district des enveloppes pleines de cadavres. Beurk !
Dans les appartements Napoléon III des pièges à mite ont été discrètement installés ( photos ci-dessous ) afin d'étudier leur présence dans ce district idéal pour les amateurs de textiles.
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 11:04
Vous avez tous entendu parler des pyramides d'Egypte et de leurs mystères : les chambres secrètes, le dédale incroyable.... Et si l'on y pénètre, pourra-t-on en sortir ? Tous les touristes qui font la visite en Egypte doivent avoir la même apprehension.
Eh bien au Louvre, c'est pareil ! Il faut que cela se sache ! Quand on entre sous la pyramide on n'imagine pas le labyrinthe géant dans lequel on s'aventure. Trouvera-t-on la sortie ?
C'est une des questions les plus fréquentes. Parfois les visiteurs demandent la sortie la plus proche, mais il n'y a qu'une seule* sortie et elle est (toujours) loin ! Vous pouvez varier les plaisirs, passer par le premier puis redescendre à gauche ou continuer dans l'aile Richelieu pour prendre l'escalator, mais de toute façon, il faudra marcher et toujours redescendre sous la pyramide. Ne croyez pas qu'il y ait des portes de sortie directe, non, ce sont des issues de secours, seulement en cas d'urgence ! Ne touchez pas à la crémone ! Ne suivez pas le bonhomme vert !
C'est très bête, mais pour sortir, il faut suivre les panneaux "sortie", les pan
neaux gris avec une petite pyramide.
La sortie, c'est la pyramide.
On répète ça toute la journée car pour de nombreux visiteurs c'est loin d'être évident. Et si la demande est si fréquente, c'est peut-être qu'il n'y a pas assez de panneaux et qu'ils ne sont pas assez gros.
Oui mais le Musée préfère mettre en valeur les oeuvres. On n'est pas sur une autoroute ici ! (quoique)

* Je sais bien qu'il y a aussi la porte des Lions, la deuxième entrée et sortie du Musée, mais, à moins d'être à proximité, pas la peine d'embrouiller les visiteurs.
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:16
Ces jours-ci c'est la ruée sur la stèle de Mesha, à Sully, rez-de-chaussée, salle D des Antiquités Orientales.  En effet, un grand rassemblement de Témoins de Jéhovah se déroule en France et à Paris en ce moment et tous veulent voir les salles d'antiquités où l'on retrouve l'histoire d'Israël.
Sur cette stèle, datant  environ de l'an 800 avant Jésus-Christ, un texte est gravé, en phénicien, qui commémore la victoire de Mesha, Roi de Moab sur les Rois d'Israël. C'est la première inscription qui témoigne de l'existence du peuple d'Israël et de plus le nom de Jéhovah, Yahwé, est aussi gravé.
C'est donc très important pour les membres de cette congrégation. Alors ils prennent des photos, ils s'approchent, ils touchent... et il faut mettre des cordons et du personnel pour surveiller cet endroit sensible et faire un peu la circulation car les passages sont étroits.
Le problème vient aussi que ces témoins ne peuvent s'empêcher d'expliquer aux personnels pourquoi ils sont là et cherchent à nous convaincre ! Et vous savez peut-être combien ils sont crampons ces Témoins de Jéhovah, ils ne vous lachent pas et ont réponse à tout !
Un ou deux, ça va, mais après on craque... et on reste de marbre devant la stèle de basalte. No flash, please !
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 11:48
Revenons sur les chevaux de Marly que l'on peut voir dans la Cour du même nom, à Richelieu .
Il s'agit de grandes sculptures de marbre destinés à la décoration du parc du  château de Marly. C'était une résidence royale que se fit construire Louis XIV pour des séjours
plus intime qu'à Versailles, avec une cour restreinte d'invités privilégiés. Le parc était agrémenté de bassins et jets d'eau, de bosquets et de sculptures. Coysevox, grand sculpteur versaillais,  reçu la commande en 1699 de deux figures équestres exaltant la renommée du Roi.
Sur les photos ci-dessus, à gauche, la Renommée et à droite, Mercure chevauchant Pégase par Antoine Coysevox.
Le sculpteur a réalisé un tour de force
en taillant chaque statue dans un seul bloc de marbre,  et en deux ans seulement. Elles étaient érigés de chaque côté de "l'Abreuvoir", une pièce d'eau à l'entrée du parc de Marly.
Après la mort de Louis XIV, on transporta ces chevaux à Paris pour les placer à l'entrée occidentale du jardin des Tuileries.
Le domaine de Marly fut délaissé pendant la Régence, puis Louis XV revint s'y installer et  lui aussi commanda en 1739, deux statues équestres à Guillaume Coustou, neveu et élève de Coysevox, pour les placer près de l'Abreuvoir.
Liberé de l'obligation de glorifier la royauté, le sculpteur s'inspire de la nature et recherche les effets de force et de mouvement. Les chevaux sauvages sont retenus par des palefreniers.

Photos ci-dessous, les Chevaux de Marly par Guillaume Coustou.

Après la révolution de 1789, les biens royaux sont saisies et les chevaux de Coustou, ramenés à Paris marquent depuis 1793 l'entrée des Champs Elysées. Voilà les quatre chevaux réunis autour de la place de la Révolution, aujourd'hui Concorde.
Bien sûr, maintenant,
ce sont tous des moulages, les originaux étant conservés au Louvre, aile Richelieu, cour Marly, au rez-de-chaussée.
Et c'est le PMU (le tiercé) qui a financé la restauration de ces chevaux de marbre.
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 10:57
Les jours de Fêtes Nationales, les édifices publics se doivent de pavoiser aux couleurs de la République. ( Bleu, Blanc, Rouge ). Au Louvre des emplacements pour les drapeaux sont prévus sur les façades, à plusieurs endroits.
Ce travail revient aux pompiers, seuls habilités à monter sur les toits ou à se pencher aux fenêtres.
Mais, un drapeau, un seul, reste en permanence sur le pavillon
central, le pavillon Sully .
Photo à droite.
Toute l'année, par tous les temps, il se déploie au dessus du Louvre, il flotte bravement ou s'affaisse au gré du vent.
Il y a quelques jours, le vent soufflait fort et nous avons remarqué qu'un accroc défigurait cet emblème patriotique!

Qui a osé ? Quel oiseau rongeur ? Quel anarchiste volant en quête d'un mouchoir rouge ?
Vite, il faut faire quelque chose avant le 14 juillet ! Mais quoi ? Une DIT ? (Demande d'intervention technique) Appeler la Vigie, la Région, l'Intervention ? Ou les pompiers ? Ou bien grimper courageusement jusqu'à l'étendard avec son petit necessaire à couture pour faire une reprise ?
Total, on a rien fait...
Mais d'autres ont du s'apercevoir du problème puisque deux jours après, le drapeau était remplacé ! Ouf ! L'honneur est sauf ! Le défilé peut commencer.
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 00:00

Parmi les travailleurs du Louvre, tous ne sont pas à la surveillance,  ( déjà dit ) une équipe de  techniciens d'art  fait parti du Service des Travaux Muséographiques.

On trouve donc au Louvre plein d'ateliers, non pas des ateliers d'artistes peintres ou sculpteurs comme autrefois, Napoléon les ayant tous virés, mais des ateliers d'artisans des métiers d'art: menuisiers, encadreurs, doreurs, marbriers, tapissiers et aussi peintres.

Ils sont tous réunis dans le "Couloir des Ateliers", sous l'aile Richelieu, le long de la rue de Rivoli. Photo du couloir à gauche.


Le Musée a constamment besoin d'eux pour l'entretien du bâtiment historique mais aussi pour les nombreuses expositions temporaires qui se succèdent dans le musée et sous la pyramide. Il faut monter des cloisons, repeindre les murs, faire des socles, aménager des vitrines, rénover les banquettes... Le travail ne manque pas.

De plus, depuis le rattachement du musée Delacroix au Louvre, les divers ateliers des Travaux Muséographiques participent à la restauration de l'atelier d'Eugène Delacroix, 

(place de Furstenberg, Paris, 6e ).


A droite, photo de l'atelier d'encadrement et dorure.


Les différents ateliers ouvrent sur ce couloir et y entreposent du matériel. On y trouve des planches et des marbres, vrais et faux, photos ci-dessous.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 12:47
Il fait chaud à Paris ! Mais le Louvre est climatisé ? C'est vrai mais ce n'est pas si simple. Je ne suis pas technicien en climatisation pour pouvoir expliquer pourquoi mais dans certaines salles, soit on crève de chaud, soit on est complètement gelés, et parfois, heureusement, la température est supportable. C'est vrai que vu la taille du bâtiment et la diversité des espaces, ça doit être un vrai casse-tête pour harmoniser tout ça. L'ennui, c'est que dans la journée on passe d'un extrême à l'autre. Il arrive que, dans le même district, il y ait des différences importantes de température suivant les salles. Vous me direz, l'important c'est la conservation des oeuvres ! Oouii !... Mais  elles aussi sont soumises à rude épreuve !
Après bien sûr tout dépend des personnes: il y a des frileux qui gardent toujours une écharpe à portée de main et des sanguins qui "ont chaud" été comme hiver.
(Je fais ici une parenthèse pour citer mon père, un grand amateur de mots justes  et de sentences instructives : " Une vache sue, un homme transpire mais une jeune fille bien élevée se contente d'avoir chaud ! " Fin de la parenthèse)

Le problème pour les "agents de surveillance" est de toujours faire bonne figure puisque nous sommes en "representation".  Le public, lui, peut déambuler en short et débardeur, pas nous. Voilà en image quelques tactiques de rafraichissement : la bouteille d'eau, le tombé de veste ou l'éventail.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 15:25


C'est l'été !...

Après les quatre saisons de Nicolas Poussin  que vous avez peut-être vu ici, ou la, la et , voici l'été en sculpture.
A voir dans l'aile Richelieu, au rez-de chaussée, dans la cour Puget. Cette cour réunit les sculptures françaises de la fin du XVIIe au milieu  du XIXe siècle.
"L'été", par Guillaume Coustou, 1735 (photo à gauche).

Exécuté pour décorer le bassin occidental du jardin des Tuileries. Depuis 1993, c'est un moulage que l'on peut voir près de ce bassin, (photo de droite).

C'est Coustou qui a réalisé aussi deux des fameux "Chevaux de Marly", qui sont conservés aussi au Louvre. Des copies les remplacent à l'entrée des Champs Elysées.
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