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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 23:22

SAM_1938NPyramide-ret.jpgVous avez peut-être noté que dans la famille over-blog, le Louvreboite est un animal qui hiberne fort longtemps en période froide. Mais cette année il ne se réveillera pas. Le blog va s'arrêter là, c'est décidé. Je mets un point final à plus de quatre ans de travail, blogage, bavardage, pour diverses raisons dont une, essentielle : le changement de service.

Je ne  suis plus en salle ! Si je suis toujours dans la boite Louvre, j'ai quitté le travail posté et le public. Trop, c'était trop ! De plus en plus nombreux, les visiteurs, presque 10 million en 2012 ! Le succés :) de ce blog y est-il pour quelquechose :)) ? Je n'ai pourtant pas hésité à vous monter le mauvais coté du Musée et malgré cela, vous avez encore envie de venir ! Il vaut donc mieux que je me taise.

J'espère que vous n'allez pas pleurer ? Le blog reste là avec ses 172 articles, vous pouvez réviser. De mon côté je me suis bien amusé, et je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la réalisation de ce blog, ainsi que tous les collègues qui ont été mes complices. Je remercie tous mes lecteurs, les abonnés, les habitués, et ceux qui se sont trouvés là par le hasard d'une recherche sur Internet.

Dans ce monde virtuel j'ai quand même fait de belles rencontres, avec d'autres blogueurs essentiellement. Certains se sont fait connaitre, et j'ai eu l'occasion de les croiser avec plaisir dans les salles du Musée.

Je continue à faire des photos et des vidéos. Je vous tiendrai au courant de la suite ici.

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 22:12

Je ne sais pas pour vous, mais après cette série d'article sur Mona Lisa je vois des Jocondes partout. Dans les boutiques près du Musée, ça c'est normal, mais aussi à la poste, dans les journaux, en pub pour une banque, ou encore à l'aéroport CDG où elle "illustre" Paris avec la Tour Eiffel.

Y'en a marre de Mona Lisa, c'est presque aussi pénible que la multiplication des 'Hello Kitty'

Mais comment s'en débarrasser ? (Pour reprendre le titre d'une pièce de Ionesco).

 

J'ai trouvé le moyen et le bon : je vous propose de... la manger !

Loin de moi l'idée de profiter de la mode "cuisine" en vogue partout depuis quelques temps, mais l'occasion est trop belle.


On peut en effet manger Mona Lisa salée ou sucrée :pdtmonalisa


Salée car la mona lisa, sans majuscule, est une pomme de terre, pas très mystérieuse d'ailleurs, que l'on peut préparer en souppes, purée, gratin, et que l'on peut écraser, mouliner, ou même sauter, suivant ses envies.

Ce n'est pas la meilleure pour les frites mais elle est délicieuse tout simplement à la vapeur avec un peu de beurre Salai.


 

Sucrée car le biscuit joconde, sorte de génoise à la poudre d'amande, est la base d'excellentes pâtisseries dont le fameux opéra.

Lalalaah ! Ni une, ni deux, Louvreboite et quelques marmitons complices se lancent dans la confection d'un gâteau "Joconde".

Battre 5 oeufs entiers avec125g de sucre glace et 125g de poudre d'amande. Le mélange doit doubler de volume. Rajouter 35g de farine, puis 4 blancs d'oeufs battus en neige, et enfin 25g de beurre. Faire cuire 10mn au four à 180°.

Démouler, mesurer scrupuleusement, tartiner de chocolat, barbouiller un petit sourire... la voilà ! Buon apetito !

Jocbiscuit Jocmesure   Jocondolat2

Et si ça se trouve, cette Joconde pourrait faire une bonne bûche (de Noël).

 

 

 


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Louvreboite - dans Mona
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 23:57

Après la visite, le public est comme soulagé d'avoir réussi l'épreuve : venir au Musée, trouver la salle de la Joconde, et enfin la voir, la contempler, la photographier. (No flash, please !)

MLvuparsimonRien à faire, on a essayé d'interdire les photos à cet endroit, mais c'était un combat sans fin, les agents devenaient fous.

MLPoseLes visiteurs veulent leur photo souvenir, même si elle est complètement ratée.   


Certains repartent émus, envoûtés par le "mystère" Mona Lisa, puis ils se posent, et nous posent, beaucoup de questions : " Mais pourquoi tout le monde veut la voir ? " Bien sûr, nous n'avons pas la réponse. Seuls, eux, qui sont venus, pourraient la connaître.

D'autres ronchonnent : " Il y a trop de monde; On ne la voit pas bien avec la vitre; On peut pas s'approcher; Mes photos sont nulles; Il y a plein de gens qui font des flash alors que c'est interdit; On m'a volé mon portefeuille; Elle est pas belle; ... Mais pourquoi je suis venu la voir ? "

Mais c'est surtout la taille du tableau qui déçoit le plus: " Elle est petite ! Je croyais qu'elle était beaucoup plus grande ! On m'avait dit que c'était le plus grand tableau du monde ! etc."MLPhotosouvenir

 Petite ? Alors là, tout est relatif.

Je vous propose un petit jeu : prenez votre mètre à ruban, votre centimètre de couturière ou votre règle d'écolier et tracez sur le mur un rectangle de 77cm de hauteur sur 53 cm de large. C'est la taille du tableau, et déjà vous voyez que chez vous, ça prend d'autres proportions, surtout si vous habitez un studio à Paris. Ensuite demandez à une amie, plutôt menue et de préférence aux cheveux longs, de se mettre devant ce cadre, et voilà la taille réelle de Mona Lisa.

En fait la Joconde n'est pas petite, elle est normale. Léonard de Vinci a réalisé ce portrait quasiment à l'échelle 1, grandeur nature.

 

Ici, certaines de mes collègues me demandent d'insérer une parenthèse pour signaler à tous les dragueurs lourdingues qui tentent leur chance au Louvre auprès des agents (féminins) de surveillance, que la comparaison avec la Joconde, ça fait 500 ans qu'on la leur fait, alors... circulez !

 

Après la visite, il y a aussi le passage à la boutique, sous la pyramide. Là, on peut trouver Mona Lisa sous toutes les formes possibles et imaginables : en carte postale, poster, ou magnet, mais aussi en carnet, stylo, sac, éventail, mug, tongs, ou lime à ongles... J'en passe.

Pour ma part, je préfère vous recommander à nouveau le livre de Cécile Scaillérez dans la collection Solo aux éditions de la RMN. C'est, bizarrement, mon livre de chevet ces temps-ci !


 


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Louvreboite - dans Mona
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 23:30
C'est un endroit à part, la salle des États, celle où est exposée La Joconde (pour ceux qui ne suivraient pas, voir les deux articles précédents).
Travailler dans ce district ne laisse pas indifférents les agents de surveillance, et ce n'est pas, contrairement aux visiteurs, par émotion artistique. Non, on est plus terre-à-terre. Il s'agit de passer toute la journée (moins les pauses heureusement) quasiment au garde à vous au milieu de milliers de visiteurs.
Vous imaginez ? 
Voici quelques réflexions glanées devant la feuille d'affectation. 
MonaLisa3-G
 
La surveillance de Mona Lisa est souvent  redoutée par les agents :
"Oh, non ! Ils m'ont collé à la Joconde pour le 14 juillet !";
"J'y étais déjà dimanche dernier !";
"Pffou, avec tous les pickpockets..."
"Je suis rentrant et vlan ! à la Joconde ! Quel cadeau !";
"Et du premier en plus !";
"Mais avec qui surtout, avec qui ?"

mais parfois appréciée par d'autres, qui aiment l'action:
"Ouais, un peu de sport, ça va chauffer ! "   
"Dimanche gratuit en plus ! Je me suis tellement .... ...... hier à Maximilien."
"Là au moins, la journée passera vite."
"Et avec qui surtout, avec qui ?"
 
Certains visiteurs nous envient de passer toute la journée auprès de tant de chefs-d'oeuvres, mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, la Joconde doit être le seul tableau du musée auquel les agents de surveillance tournent délibérément le dos. Ne voyez là aucun boycott de notre part. En réalité, plus qu'elle, c'est vous que nous tenons à l'oeil, vous qui venez parfois de très loin pour pouvoir l'admirer. Pour notre part, nous nous réservons le plaisir de contempler les oeuvres aux jours plus calmes ou les mardis, puisque nous avons le privilège de voir le Musée fermé.
Mais les jours de grande affluence, il faut organiser les flux,  mettre en place un sens de visite afin de permettre à chacun de pouvoir la contempler. D'où ces sens interdits que vous pouvez voir dans la salle.
"Non madame, il faut faire le tour. Ici, c'est une sortie."
 MonaLisa3F
 MonaLisa3-D Et si vous vous interrogez à propos des poteaux qui délimitent une zone entre la foule et le tableau le plus convoité du monde, sachez qu'ils servent à laisser un espace libre pour les personnes à mobilité réduite, en fauteuil roulant. Elles seules ont le privilège de pouvoir s'approcher de la Diva, et d'y rester le temps qu'il faut. Et n'allez pas prétexter une soudaine faiblesse au pied, vous risqueriez de vous faire gentiment indiquer, d'un doigt poli mais ferme, la file pour rejoindre la foule. On ne rigole pas avec la gestion des flux. C'est du sérieux, la sécurité des personnes, et aussi des biens. Surtout de ce bien-là !
Et que n'entendons-nous à son propos ! Ce serait un travesti, elle serait enceinte, il y aurait des lettres dans le paysage derrière qui cacheraient un code secret...
C'est tout et n'importe quoi ! Mais ce sur quoi on nous interroge le plus souvent, c'est sur l'authenticité du tableau.
"Bien entendu, c'est une copie n'est-ce pas ? Je l'ai lu quelque part, je l'ai vu à la télé, la vraie est dans un coffre, à l'abri !"
Que répondre à cela ? En général, il suffit de montrer la salle dans laquelle elle se trouve. L'abri ? Mais c'est ici ! Vous imaginez bien que tout cet aménagement, cette cimaise rien que pour elle, avec cette vitre blindée, toutes ces protections, ce contrôle absolu de l'environnement dans lequel elle se trouve, tout cela n'a pas été réalisé seulement pour une copie ...
En plus, elle a droit à une bonne dizaine d'agents qui lui sont dévoués les jours d'ouverture (plus ou moins selon la saison), même si vous ne les voyez pas tous groupés autour d'elle. C'est qu'elle n'est pas toute seule non plus. La salle des États fait partie d'un district plus grand, qui comprend de très nombreux chefs-d'oeuvre. Il en faut, des agents, pour veiller au bien-être de tous ces tableaux italiens, et assurer l'information des visiteurs, qui recherchent avant tout... la Joconde bien entendu !

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Louvreboite et Hermès Leroux - dans Mona
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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 10:09

Bien avant d'arriver dans la salle où trône La Joconde (salle 6, aille Denon, 1er étage), les visiteurs la demandent. Tous les jours et dans n'importe quel district, même le plus éloigné de l'aile Denon et des salles de peinture italienne, la question nous est posée. Les touristes, les visiteurs étrangers n'y vont pas par quatre chemins :

" Mona Lisa ? " ou bien : " Gioconda ? "

Quel que soit l'accent ou la prononciation, la requête est facile à comprendre. Les visiteurs étrangers, surtout les anglophones et les asiatiques, désignent le plus souvent ce tableau sous le nom de Mona Lisa. Pour les francophones et les latins, c'est plutôt La Joconde.  

  

MonaChinois

MonarusseSi l'on compare les plans fournis par le Musée,  en 12 langues désormais, on obtient match nul :

6 pour Mona Lisa : Anglais, Allemand, Polonais, Chinois, Coréen, et Japonais;

et 6 pour Joconde : Français, Italien, Espagnol, Portugais, Arabe, et Russe.

 

 

Pour les français, et surtout les parisiens, demander où est La Joconde c'est un peu la honte, alors ils s'excusent, se justifient, usent de périphrases :

"C'est pour les petits enfants, les amis étrangers" (sous-entendu, moi je l'ai déjà vue, bien sûr)

"Je veux pas mourir idiot"

"Je connais le Louvre mais ça change tout le temps." (Oui, enfin... La Joconde elle ne bouge pas beaucoup.)

"J'ai rendez-vous avec une amie, elle s'appelle Mona"

"Je cherche la vieille italienne"

Les italiens aussi rajoutent des commentaires :

"Je viens voir ma grand-mère"

"...Elle est à nous..."

 

Il y a une petite blague que j'aime bien faire quand un visiteur me demande 

"vous savez où se trouve La Joconde ?"

Je répond seulement : "oui"  

MonerestoP
  MonalisaitF
MonahotelF 

Vous aurez peut-être remarqué que le Louvre écrit le nom de Mona avec deux n. Cette orthographe a été adoptée d'après les plus anciennes biographies de Léonard de Vinci, qui décrivent ce portrait comme celui de "Ma donna Lisa", Madame Lise.

Je pense que c'est surtout pour se distinguer de toutes les autres Mona Lisa : pizzeria, librairie, hôtel, salon de beauté... j'en passe et des pires ! (Une voiture, un stérilet...)

Mais sur Louvreboite, Mona n'aura qu'un seul n. Na !

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Louvreboite - dans Mona
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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 00:00

Je vous ai montré (en partie) dans mon avant-dernier article le tableau le plus célèbre du Musée et du monde, et la foule qui se presse devant. Vous avez peut-être noté que c'est un moment rare dans ce blog consacré au Louvre. Depuis plus de quatre ans et pas moins de 167 articles (passionnants), je vous ai parlé de tout, mais jamais de ce tableau qui attire toujours de plus en plus de visiteurs chaque année.

Si Louvreboite est complètement muet sur ce sujet, c'est que tout a été dit sur La Joconde (oui, au fait, c'est d'elle dont il s'agit), et ce n'est pas le point de vue d'un gardien de musée de catégorie C qui va faire avancer le schmilblick. On peut lire beaucoup sur ce chef-d'oeuvre de la peinture italienne (oui, au fait, il s'agit de peinture italienne).

 Mona

 

Je renvoie ceux qui seraient intéressés vers un petit livre très bien fait par Cécile Scaillérez dans la collection Solo aux éditions de la RMN. Elle y parle du tableau, de la peinture, et non de "l'icône" qu'est devenue Mona Lisa. 

 

Au Louvre, on entend beaucoup de commentaires et de bêtises. Je ne veux pas me mêler à cette cacophonie, polémiquer sur de fausses rumeur. Bref, je ne veux pas vous parler de la Joconde.

 

Je veux seulement ici me faire l'écho du phénomène, je veux vous parler de ce qui se passe autour de cette oeuvre mythique. Non pas : Pourquoi la Joconde ? Mais : Comment la Joconde ? Cette vielle italienne qui est notre quotidien et notre gagne-pain !

À suivre, donc ...

 

 

 

 

Photo ci-dessus :  La Joconde, dite Mona Lisa, 1503-1506, H: 0,77; L: 0,53; de Léonard de Vinci. Aile Denon, 1er étage, salle 6.


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Louvreboite - dans Mona
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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 23:30

On travaille un week-end sur deux (voir planning). Chacun s'arrange avec ce rythme de travail. C'est appréciable d'avoir des jours libres en semaine par compensation, et puis on touche une prime dominicale, ce qui n'est pas à négliger. Par contre, le dimanche est un jour chargé en visiteurs, notamment le premier dimanche du mois qui est gratuit. Je vous en ai déjà parlé, , et ici, c'est la foule qui vient visiter le Musée : 40 000 ou 50 000 personnes... Au secours !

Mais il reste un petit plaisir dominical auquel certains des agents de surveillance sont sensibles : c'est le plaisir du dimanche matin.

Se lever tôt et traverser Paris presque désert pour rejoindre son lieu de travail.

DIMraspail
DIMrivoli
L'aurore teinte le ciel de rose comme dans une toile de Claude Gelée, l'air est propre, les rues sont vides. 
 On croise quelques touristes avec de grosses valises, quelques fêtards du samedi soir qui ont perdu la notion de l'heure (une fois l'un d'eux m'a salué d'un "bonsoir").
DIMchien
On retrouve les travailleurs matinaux, les balayeurs en vert qui traînent leur balai, les promeneurs de chiens, et beaucoup de joggers.
DIMbalai
 DIMjog

  Un peu de poésie avant d'attaquer une rude journée.


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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 22:51

 PpkgbanIl n'y a pas que des pique-niqueurs (interdits) au Louvre, il y a aussi, hélas, des pickpockets.

 C'est mathématique, plus il y a de visiteurs plus il y a de voleurs attirés par les touristes qui transportent sur eux de grosses sommes d'argent et qui, naïfs, croient visiter tranquillement le Musée. 


  Mais parmi la foule d'amateurs d'art se cachent aussi des amateurs d'ar-gent facile à piquer dans la poche des autres. D'ailleurs, c'est dans les endroits où la foule se presse qu'il y a le plus de risque, donc surtout à Denon, devant la Joconde, mais aussi à Sully près de la Vénus de Milo et dans les salles égyptiennes, particulièrement au Mastaba.Pckascensr    

En fait un peu partout dans le Louvre, il est recommandé de bien fermer son sac et d'y faire attention. C'est un peu la honte mais le Louvre ne peut cacher le problème, et faute de le guérir, il doit prévenir les visiteurs par une campagne d'affichage. Bien sûr les pickpockets sont connus, repérés, pistés et parfois évacués, lorsqu'on arrive à les prendre en effraction, mais ils reviennent toujours et de plus en plus nombreux.

Depuis quelques temps c'est le problème numéro un.


De grands panneaux avertissent les visiteurs à chaque entrée de Région ainsi que dans les ascenseurs et, horreur ultime, près des oeuvres phares ci-dessus citées. Voyez plutôt :Pckjoc


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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 22:20

Il y a des jours où l'on est content d'aller travailler, ce sont les jours fériés. Pourquoi ? Ne cherchez pas plus loin, pas de mystère, c'est parce que c'est bien payé, enfin, tout est relatif, par rapport à notre petite paye ordinaire de catégorie C. Donc le mois de mai est un joli mois pour mettre du beurre dans les épinards.

On travaille ces jours-là sur volontariat.

Il faut d'abord s'inscrire à l'avance, puis le chef de service choisit les heureux élus (priorité à ceux qui ont travaillé le moins de jours fériés l'année précédente). Il y a beaucoup de volontaires, tous ne seront pas pris. Et pas question ce jour-là d'être absent, d'être malade. Les boiteux et les cacochymes ressuscitent, c'est le miracle des jours de bonne paye.

Il faut distinguer deux sortes de jours fériés, les "ouverts" et les "fermés".

Sur 13 jours fériés que compte une année civile, il y en a quatre ou cinq qui sont fermés ( les 1er janvier, 1er mai, 8 mai (cette année car un mardi) le 1er novembre et le 25 décembre) et les autres, voyons, voyons, ça en fait huit ou neuf ouvert, si mes calculs sont bons.


Jourferiefer

Alors "férié fermé", ça veut dire qu'il n'y a pas de public. C'est comme pendant la nuit, tout est verrouillé et le personnel est très réduit, une poignée d'agents suffit. On peut toujours se porter volontaire mais on a très peu de chance d'être retenu.

Ci-joint le même point de vue, à gauche, le 1er mai, férié fermé, et en bas à droite le 17 mai, férié ouvert.

 

 

Pour les "fériés ouverts" le quota d'agents dans les salles est à son maximum, tout est ouvert (comme un week-end, voyez le POGet le public aussi vient en nombre. Pourtant, à part le 14 juillet, l'entrée est payante. 


Jour-ferieouv


Et d'ailleurs pour la paye, il faudra attendre deux mois. Par exemple, les fériés du mois de mai seront payés en juillet. Bien ! Juste à point pour les vacances, du beurre dans les épinards, ou peut-être plutôt, de l'huile d'olive dans le gaspacho. 

Les jours fériés, il n'y en a pas assez !

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 21:16

Toujours du nouveau au Musée du Louvre et pas uniquement dans les salles d'exposition !

Voilà que dans la VDI, je tombe sur ce panneau :

PaVDI
  

Il n'y était pas lors de ma dernière petite excursion en alouette !


   

PanVDI

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